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Les assises territoriales de Monsieur Souchon

Il y a trois ans le Conseil régional avait dépensé 800 000 euros pour demander aux Auvergnats ce qu’ils souhaitaient…démonstration coûteuse de la démocratie participative par une gauche sans idée. Il en était sorti 82 engagements, la majorité de gauche ayant oublié d’y faire figurer la 83e, à savoir le matraquage fiscal.

Depuis la référence à ces engagements, qui étaient très basiques et respectables et identifiés depuis longtemps par la majorité précédente qui, elle, avait des idées et des projets, est constante.

En 2007, des réunions vont être encore faites aux frais des contribuables pour faire le point…il y aura encore d’autres réunions en 2009, juste avant les élections de 2010…une façon de faire campagne aux frais du contribuable !

Non, chers Auvergnats, Monsieur Souchon ne se soucie pas de vous, mais surtout de son maintien à la présidence après d’ailleurs avoir dit qu’il ne serait pas candidat à sa succession, mais la place est bonne !

Monsieur Souchon a cependant un gros ennui…Le ministre auvergnat Brice Hortefeux vient de faire avancer considérablement le dossier du TGV Paris-Clermont-Ferrand. Il y a deux mois, les auvergnats s’étaient résignés à ne pas avoir le TGV. Aujourd’hui, l’idée du doublement à l’ouest de la ligne Paris-Lyon a fait son chemin à très grande vitesse. Portée par Brice Hortefeux, elle en est aujourd’hui déjà à l’étude de faisabilité et est inscrite à l’ordre du jour du très prochain Comité Interministériel à l’Aménagement et la Compétitivité des Territoires.

Pendant ce temps, Monsieur Souchon dépensait notre argent pour des publicités stupides et onéreuses dans La Montagne afin de dénoncer « L’Auvergne méprisée ».

Il y a aujourd’hui en Auvergne deux types d’hommes politiques, ceux qui font des discours et ceux qui agissent. Monsieur Souchon était il y a quelques jours à fond dans le projet Transline liaison est-ouest TGV, il a même fait modifier les statuts de l’association pour en prendre la présidence. Curieusement quand il a conclu la réunion concernant ce projet au demeurant respectable, il ne parlait plus que du TGV Paris-Clermont…et son compère, Monsieur Godard, en a fait autant.

Tous deux disent qu’ils réfléchissaient à cette solution, mais aujourd’hui, il est drôle de les voir courir derrière le ministre pour tenter de monter dans le dernier wagon.

Alors, chers Auvergnats, ne vous laissez pas berner, si nous avons un jour le TGV et cette fois, l’affaire est bien engagée, ce ne sera pas grâce à Monsieur Souchon, comme il va tenter de vous le faire croire, mais grâce à Brice Hortefeux et à l’Etat qui est loin d’oublier l’Auvergne, contrairement là aussi à une idée reçue.

Anne Courtillé 

Les pantalonnades de la mairie de Clermont-Ferrand

Il y a quelques mois, madame Saugues démissionnait du groupe socialiste pour des motifs obscurs mais restait évidemment dans son fauteuil d’adjoint.

Cela aurait dû, selon les statuts du PS, lui valoir une exclusion…On s’arrangea ! Pendant la campagne des législatives, elle se rabibocha avec le maire dont elle disait des horreurs quelques semaines plus tôt ; mais elle avait trop besoin de l’infrastructure de la mairie qui lui prêta notamment une salle « apolitique » réservée aux seules associations et lui rendit de menus services.

Il faut dire que son suppléant, le maire de Cébazat, fut bien peu présent. Outre l’incinérateur, les motifs de discorde ne manquaient pas entre eux…

Vous avez dit discorde…

A peine, les législatives terminées, le maire enhardi par des chiffres qui lui sont montés à la tête démissionne pour se débarrasser de son premier adjoint devenu peu obéissant.

Quel triste spectacle ! Cette démission fut un grand moment bien typique de l’impréparation qui caractérise toute action du maire de cette ville.

Vouloir se débarrasser de son premier adjoint et le voir justement s’installer dans son bureau était le comble du grotesque !

Mais voilà tout est fini. Le maire a retrouvé son fauteuil, il a récompensé certains de ses adjoints et moins d’autres qui râlent aujourd’hui. De nouvelles discordes en perspective ?

En tout cas je voudrais saluer le premier adjoint, enfin l’ancien, qui a eu le courage de mettre fin à une collaboration sans doute devenue insupportable. Quant au nouveau, monsieur Martinet, qui avait soutenu le dissident Brochet, sera-t-il plus fiable ou faut-il s’attendre à de nouvelles discordes ?

Que tout cela sent la fin de règne ! Halte aux pantalonnades du couple Thénardier de la Mairie. Faisons tomber le mur de Clermont-Ferrand. Le jour où les Clermontois s’éveilleront, ils comprendront que l’avenir est ailleurs.

 

Revenons cependant sur l’interview du « nouveau maire » dans La Montagne de mercredi 11 juillet.

Un grand moment. La succession n’est pas ouverte…il est vrai qu’après 35 ans de présence à la mairie, ce n’est pas encore l’âge de la retraite ! Mais la prochaine liste sera rajeunie…si c’est en fonction de l’âge du capitaine, cela promet !

Pour la ZAC de Trémonteix le maire persiste et signe en avançant un projet de haute qualité environnementale. Une honte quand on sait que cette réalisation va bouleverser l’existant et justement l’environnement ; quant au petit « incinérateur à bois » qui doit fournir l’énergie, voilà une belle menace sur l’environnement ! A vos armes, habitants du canton nord-ouest, ne vous laissez pas faire.

La gare, « le dernier quartier qui reste à aménager »…Monsieur le maire se promène-t-il parfois dans sa ville ?

Quant aux transports, après 32 ans, dont une vingtaine avec ses amis socialistes au gouvernement, monsieur le maire s’en soucierait-il enfin?

Toujours pas de tram à la gare ? Il faut bien préserver cette exception clermontoise !

Que veut dire la phrase sibylline à propos « du carrefour des pistes » et d’un projet « qui se terminera bien au-delà du prochain mandat » ? On rasera gratis demain ?

Quant au site de l’Hôtel-Dieu, on frémit que ce soit encore cette équipe qui s’attaque au problème !

Pas un mot évidemment sur les sujets qui fâchent comme le calamiteux dossier de la piscine de Coubertin qui démontre bien l’inaptitude de l’exécutif municipal à gérer les gros dossiers. Il y a tout de même plus de 3 millions d’euros qui vont être sacrifiés. Un beau gâchis !

Clermontois, réveillez-vous !

 
Un député fiable ?

Madame Saugues n’avait-elle pas prétendu être la bonne candidate pour être député parce qu’elle défendrait les électeurs contre les injustices du gouvernement de droite.

Constatons qu’elle n’était justement pas présente à l’Assemblée ce vendredi 13 juillet au moment de la discussion du fameux paquet fiscal.

Elle se trouvait à l’inauguration du Sable Show à Clermont-Ferrand (voir photo dans La Montagne du 16 juillet)…

Autre pantalonnade ? Les électeurs de la première circonscription apprécieront.

Anne Courtillé 

Les premiers signes d’un printemps libéral

Les libéraux, dans leur majorité, ont contribué, par leur vote, à l’élection de Nicolas Sarkozy. Ils souhaitent qu’il obtienne à l’Assemblée nationale une majorité pour mener à bien sa politique.

Mais même si un vent nouveau  souffle en France, même si de vieux tabous sont en train de tomber, les forces réactionnaires demeurent et n’hésiteront pas, pour défendre leurs privilèges, qu’elles appellent leurs acquis, à se mobiliser et sans doute d’autant plus violemment qu’elles sentent que, pour elles, une page est en train de se tourner. Le pouvoir d’Etat devra faire preuve de beaucoup de détermination pour  leur résister. Il y sera d’autant plus contraint que les hommes et les femmes qui, dans la société civile, veulent enfin que l’on sorte du déclin intellectuel moral et économique seront mobilisés.

C’est pourquoi, les libéraux, tous les libéraux, redressent la tête et retroussent leurs manches. Des économistes font paraître des livres: Jean-Louis Caccomo et Pascal Salin font œuvre de pédagogie, le premier avec “La troisième voie” (qui n’est pas celle de François Bayrou, je vous rassure tout de suite), Pascal Salin avec “Français, n’ayez pas peur du libéralisme”. Des laboratoires d’idées, les fameux “think tanks”, se créent ou reprennent une vigueur nouvelle comme l’Institut Turgot, dont Guy Millère prend la tête, l’Institut Thomas More, Atlantis Institute sans oublier le cavalier solitaire Bertrand Lemennicier et son cours d’économie en ligne et l’ALEPS (Association pour la liberté économique et le progrès social) qui oeuvre sur le terrain depuis des décennies. Des associations se fédèrent pour monter au créneau contre les initiatives mégalomaniaques et coûteuses des élus nationaux, locaux ou les gaspillages publics comme Contribuables associés et l’IFRAP (Institut français de recherche sur les administrations publiques). A la contestation, ils veulent maintenant  ajouter la formation à l’expertise de jeunes générations. Liberté chérie, quant à elle, plus pugnace que jamais, prépare les futures contre-manifestations à celles que les syndicats politisés pourraient lancer.

Bref, pour les libéraux français, non seulement il n’est plus question de laisser enterrer les réformes promises, comme elles le furent par Jacques Chirac depuis 1995 (mais Jacques Chirac a-t-il jamais été libéral?), mais il s’agit aussi de renouveler les idées, les diffuser dans la sphère politique, former des militants qui interviendront directement dans les grands débats ou descendront dans la rue s’il le faut. Ceux qui croient à la vertu de la société civile en action ne doivent-ils pas donner l’exemple? C’est cela aussi le printemps libéral.

Serge Weidmann

Retrouvez les libéraux sur internet:

Institut Turgot: http://www.turgot.org/
Institut Thomas More: http://institut-thomas-more.org/
Atlantis institute: http://www.atlantis.org/
ALEPS: http://www.libres.org/
Contribuables associés: http://www.contribuables.org/
IFRAP: http://www.ifrap.org/
Liberté chérie: http://www.liberte-cherie.com/
Bertrand Lemennicier: http://lemennicier.bwm-mediasoft.com/

Le Président de l’ouverture, un gouvernement historique

Les faits sont cruels pour ceux qui annonçaient que l’élection de Nicolas Sarkozy allait déboucher sur un durcissement politique. Souvenons-nous quand même de ce qu’on nous annonçait :

  • Un Président ultra sécuritaire…. je cherche en vain depuis 10 jours les policiers et les CRS qui devaient envahir les rues pour briser les libertés publiques.
  • Un président qui ne respecterait en rien le pacte écologique de Nicolas Hulot…..Pour la première fois, le numéro 2 du gouvernement est le Ministre de l’écologie et du développement durable, c’est le seul Ministre d’Etat du gouvernement……
  • Un Président raciste (certains sont même allés jusqu’à le caricaturer en Nazi)…….Pour la première fois, une personne issue de l’immigration est Ministre de la justice. Rachida Dati a un père marocain et une mère algérienne. C’est une femme de grand talent qui a débuté sa carrière auprès de J Attali…La gauche n’a pas su détecter ce talent. Quel est le grand Ministre issu de l’immigration que la gauche a nommé ces 30 dernières années. Sur le plan local, quand on voir la façon dont a  été traitée C Mentalecheta et quand on voit que madame Anne Courtillé choisit Samir El Bakkari comme suppléant, alors oui il faut le dire : l’ouverture, la tolérance sont à droite. La gauche donneuse de leçons n’a rien prouvé dans ce domaine. Désolé les faits sont têtus.
  • Un Président qui pour la première fois respecte la parité absolue dans son gouvernement. C’est encore une fois historique.
  • Un Président qui allait , nous avait-on dit, mettre en place un “Etat UMP” avec tous les pouvoirs dans les mains d’un seul homme………..Et voilà qu’au sein du gouvernement nous avons 4 hommes de gauche et 1 UDF. C’est quand même curieux pour quelqu’un de sectaire. La vérité est brutale pour les socialistes et la gauche en général : Nicolas Sarkozy est un Président d’ouverture. 25% des membres de ce gouvernement arrivent d’horizons différents. Bravo Monsieur le Président.

Je termine en saluant la nomination de Monsieur Brice Hortefeux comme Ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement.

Brice Hortefeux est le numéro 6 de ce gouvernement et c’est une bonne nouvelle pour l’Auvergne.

Flavien Neuvy

 

Nécessaire rupture à l’Assemblée nationale

La rupture, que Nicolas Sarkozy est en train de réaliser dans l’organisation et la composition de son gouvernement, ne doit pas s’arrêter aux marches du Palais-Bourbon. Car, là aussi, il y  a nécessité de rompre avec les tendances lourdes du passé, devenues maintenant insupportables.

Elections législatives obligent, c’est le moment ou jamais de poser un diagnostic des dysfonctionnements parlementaires et d’avancer quelques pistes de réformes possibles, d’autant que cette année, le “coup de gueule” d’une vingtaine de députés UMP et UDF a mis cruellement en lumière une réalité qui est, pour eux, insupportable. Même si on peut regretter qu’il n’y ait pas plus de contestataires, notamment parmi les membres de l’opposition, il faut saluer ce sursaut. Il a permis de porter devant le peuple, par médias interposés, le ras-le-bol d’hommes et de femmes qui en ont plus qu’assez de (mal) travailler dans un “parlement croupion”. Ecoutons-les:

“Le Parlement n’a aujourd’hui plus de pouvoir. La haute fonction publique l’a confisqué. Toutes les propositions des parlementaires sont au préalable passées au “scan” des énarques du pouvoir exécutif et de l’Administration. Il est impossible de passer outre leur expertise.”

“Il n’est pas logique que le chef de l’exécutif, élu au suffrage universel ne vienne pas expliquer sa politique aux parlementaires. Le Parlement est censé contrôler le Président: en réalité le Président décide l’essentiel et le Parlement contrôle à la marge.”

“Nous sommes des élus de la République. Des hommes et des femmes ont porté leurs espérances en nous. En réalité, nous subissons la déconnexion totale des sphères décisionnaires parisiennes avec le terrain local.”

“Le Parlement est pourtant là pour jouer un rôle de contre-pouvoir et de proposition. Il devrait donc avoir la possibilité de voir mis à l’ordre du jour un certain nombre de textes de son initiative, et bénéficier d’un pouvoir de contrôle plus aigu.”

En attendant une possible réforme constitutionnelle, le changement doit venir des députés eux-mêmes. Il leur revient, seuls, en groupes ou par le Président de l’Assemblée d’exiger des gens de l’exécutif qu’ils les respectent enfin. Dans ce but, la Conférence des présidents –qui fixe l’ordre du jour- serait bien inspirée de répartir équitablement les propositions de loi émanant de l’exécutif et du législatif.

Les députés doivent, sans bien sûr renier leur appartenance politique, se considérer d’abord comme les représentants des Français de leur circonscription dont ils doivent traduire les aspirations en lois, sans perdre de vue l’intérêt général. C’est donc à user d’une relative autonomie par rapport à leur parti que je les invite. Cela leur impose un travail important de terrain: recueil d’informations, communication… Pour l’organiser, l’aide du député suppléant aidé d’une équipe de bénévoles me semble indispensable.

Enfin, la fonction de contrôle parlementaire ne pourra se faire efficacement sans le recours à ce que d’autres pays ont réalisé: la création de ce que Sébastien Huyghe, député du Nord, appelle “une entreprise d’audit”. Pour contrôler les dépenses publiques en toute indépendance, créons, à l’instar des pays nordiques, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, entre-autres, un organisme d’évaluation et de contrôle, dont la grande majorité des enquêteurs et le président viendraient du privé. Cet organisme serait rattaché au Parlement. Les résultats de son travail seraient rendus publics annuellement en présence des médias.

Puisque s’ouvre la campagne pour les élections législatives, interpellons les candidats sur ce thème, demandons-leur ce qu’ils comptent faire pour rendre toute son efficacité à la fonction parlementaire. Personnellement, je souhaite que Nicolas Sarkozy ait une majorité à la Chambre des députés pour lui permettre d’appliquer son programme présidentiel, mais une majorité d’hommes et de femmes libres, responsables et pas une troupe de “godillots”.

Serge Weidmann
 

 

 

vidéo du débat cyberbougnat blogueur Sarko/blogueur Ségo

 

Merci à Bertrand Soulier webmaster de Cyberbougnat qui a préparé et animé ce débat


 

Evènement à Clermont Ferrand : Débat public blogueur Pro Sarko/Blogueur pro Ségo

A l’initiative des blogs Info. Clermont et Clermontois libre, et grâce aux bons offices de Cyberbougnat.net aura lieu Jeudi 3 Mai à 18H15 au café Cosy (rue Gonot, à côté de la place de Jaude) un grand débat public politique.

Alexandre Alaphilippe/Juan Beefthon (tendance PS) et Flavien Neuvy (tendance UMP) ont relevé le défi de débattre ensemble et en public, des programmes de leurs candidats favoris à l’élection présidentielle.

C’est un gros poids et une grande responsabilité qui va peser sur leurs épaules au lendemain du grand débat national télévisé qui opposera Ségolène ROYAL et Nicolas SARKOZY et à peine à trois jours du second et dernier tour de l’élection présidentielle.

Un grand moment donc et un évènement qui fera date dans et au-delà de la blogosphère auvergnate !

Les prises de parole des débatteurs débuteront à 18h30 et se termineront à 19h30 (le débat se poursuivra entre participant, librement, par la suite).

Les questions seront concoctées et posées par Bertrand SOULIER, webmaster de Cyberbougnat.

Le débat sera rediffusé en différé sur les trois blogs partenaires.

Alexandre Alaphilippe pour INFO.CLERMONT

Jean Noël DELORME pour Le CLERMONTOIS LIBRE

Contact Presse :
Bertrand Soulier
06 61 95 25 88
bertrand@cyberbougnat.net

Municipales 2008: Clermont-Ferrand peut enfin basculer à droite!

(Contribution de Jean pierre Brenas)        

 Au vu des résultats du premier tour de l’élection présidentielle, on peut,avec raison, penser qu’une alternance est possible à Clermont en 2008, si le centre et la droite trouvent un terrain d’entente.

Sur Clermont Ferrand Nicolas Sarkozy fait un score remarquable: 26%, soit 4% de plus que l’excellent résultat obtenu par la liste UMP emmenée par Brice Hortefeux lors des européennes de 2004 (21,90%)
François Bayrou avec 20,50% des suffrages réalise un score supérieur à la moyenne nationale
Le PS, le PC et les Verts, avec respectivement 32,64% , 2% et 1,5% totalisent 36,19
%

 

Anticipons un peu sur les municipales de 2008. : En projection, si on additionne les voix de Sarkozy (26%) au 2/3 des voix de Bayrou (14%), on obtient un total de 40%; à cela on peut raisonnablement ajouter la quasi totalité des voix de Villiers et Le Pen (6%) ce qui donne un total de 46%
L’ensemble PS, PC et Verts réalisant, lui, un score de 36,20% !
Le PS clermontois recule: 36,33% lors des Européennes de 2004 (liste emmenée par Catherine Guy Quint) et ce soir: 32,64 !
Ensemble, tout deviendra possible !

        

J’ai rencontré, hier soir à la sortie du dépouillement, Bertrand Soulier de Cyberbougnat qui m’a posé quelques questions ('’vidéo)'’

 

Courage fuyons

Constatant sans doute que ses concitoyens étaient avares de compliments madame Saugues s’est autoproclamée « le courage en politique ».

Deux banderoles le proclament à l’entrée de Montferrand où, après avoir délaissé les Montferrandais pour s’installer en centre-ville, elle revient au moment où leurs suffrages pourraient lui être nécessaires. Quel courage !  N’oublions pas combien elle a été « prudente » pour prendre leur défense notamment dans le conflit qui opposait les Montferrandais à la municipalité à propos de l’immeuble Poly. Son courage, c’était plutôt la fuite! 

Rappelons encore que madame Saugues a démissionné du groupe PS de la mairie parce que monsieur le maire ne l’avait pas autorisée à s’exprimer dans Clermont-Demain.

Un « courage » qui ne l’a tout de même pas conduite à abandonner son siège d’adjointe spéciale de Montferrand. La place est trop bonne et la cause du traitement des déchets ou des Montferrandais ne vaut pas un tel sacrifice ! Mais souvenez-vous bien de la chanson « trois petits tours et puis s’en va ». Apparemment, elle est réconciliée avec monsieur le maire mais pour combien de temps ? 

Enfin n’oubliez pas que madame Saugues est fabiusienne et donc à l’école du « responsable mais pas coupable ». Elle prétend d’ailleurs « parler vrai », cela promet, car le socialisme et le mensonge font toujours bon ménage  Vous avez dit « courage » ? 

Anne courtillé

La gratuité ou le sacrifice de la liberté

La gratuité a toujours été un fantasme humain. Preuve en est, le mythe grec de la corne d’abondance générant la richesse ex nihilo. Mais la richesse n’est pas créée à partir de rien, la richesse nait de l’ingéniosité et du travail de l’homme. Cet état de fait est repris dans la Bible qui dicte à l’homme de travailler pour vivre.
Mais pourquoi la gratuité ne serait qu’un fantasme?
Tout d’abord, comme nous l’avons dit précédemment, toute richesse est créée par un travail. Ce travail doit être gratuit pour que la richesse  le soit. Nous verrons qu’un travail gratuit est soit l’esclavage soit il n’est pas vraiment gratuit.
Ensuite, observons le comportement de quelques individus face à un bien ou un service gratuit. Des personnes dans un restaurant proposant un plat à volonté se croient obligées de manger plus que leur faim ne leur demande. Mettez des lingettes, serviettes et pailles à disposition gracieuse, et ces dernières vont disparaître. Donnez un forfait téléphonique à usage illimitée, et la conversation des adolescents ne prendra jamais fin, ils se feront écouter leurs derniers CD à la mode par téléphone… Mais toutes ces offres ne sont pas réellement gratuites, les prix tiennent compte du coût de ces fausses libéralités envers le client, ou bien cela s’inscrit dans une stratégie d’investissement commercial pour laquelle des retours sonnants et trébuchants sont attendus.
Maintenant, si nous prenons des exemples moins triviaux,  nous pourrions citer la gratuité de l’électricité pour les agents EDF. Des études ont montré que leur consommation d’électricité est nettement supérieure à la moyenne des français. D’un point de vue local, je suis persuadé qu’une partie des salariés Michelin usent plus rapidement leurs pneumatiques, offerts sur une de leur voiture, que la moyenne des autres utilisateurs devant les payer. Ici encore, rien n’est gratuit, le coût de ses avantages sont répercutés sur le prix de vente.
Le cas qui concerne le plus grand nombre est celui de la branche santé de la sécurité sociale. Voilà un système permettant de se faire soigner sans que le malade ait à débourser de l’argent pour la prestation ou les médicaments, ou du moins beaucoup moins que leur coût. La gratuité est également absente, puisque tout cela est financé par les charges sociales, sans rapport avec la consommation de soins du cotisant, et les générations futures qui se verront affublées du déficit récurrent du système.
La gratuité doit être comprise au sens de gratuité individuelle. Le comportement de l’individu n’entrainera aucun coût supplémentaire significatif pour lui grâce à une mutualisation du coût par les autres individus.
Il ne s’agit pas d’un système d’assurance, car un système d’assurance viable, s’il mutualise le risque, pénalise l’assuré ayant connu l’accident responsable au moyen d’un système de franchise et de bonus/malus.
Alors comment éviter les abus massifs générés par cettte gratuité individuelle, facilement compréhensible, car ce qui n’a pas de prix et qui est disponible aisément est prédisposé à ne pas ou peu avoir de valeur aux yeux de l’individu.
La seule solution pour garder un certain équilibre est le contrôle des individus.
Les enfants mineurs sont à la charge des parents, qui répondent à leurs bésoins et à leur éducation gratuitement. Mais la contrepartie de ces droits est un devoir d’obéissance à l’autorité parentale. Lorsque celle-ci est absente, ce qui est une situation en recrudescence, la situation dégénère rapidement. L’adolescent est incontrôlable, ne respecte plus ses parents, et c’est la destruction de la famille et de la vie de l’adolescent, qui a besoin d’uneautorité structurante.
En matière de santé,  la solution retenue est encore le contrôle avec l’instauration du médecin référant, d’une augmentation du contrôle des prescriptions, d’une orientation, pour l’instant optionnelle, du pharmacien vers les génériques. Tout cela n’a pas encore suffit à réduire sensiblement le déficit, car le contrôle n’est pas très sévère et les sanctions peu dissusives.
Au sujet du RMI ou de l’assurance chomage, des propositions de plus en plus nombreuses abordent respectivement la nécessité pour les allocataires de donner du temps à la collectivité ou d’accepter un travail correspondant à leur formation.
Pour résumer, la gratuité au sens pur n’esiste pas, soit le prix est payé par d’autres, et elle est synonyme de parasitage, soit le prix à acquitter est le contrôle, la contrainte,  en somme l’aliénation de sa liberté.
A ceux qui ne font que revendiquer la gratuité, je cite toujours l’histoire de Pinocchio qui, s’étant laissé entraîné au pays de cocagne, se transforme peu à peu en âne et finit dans la servitude d’un cirque avant de s’en échapper.

Florent BELON